11/12/2004

La route

Etape 2
 
Il fait jour et pourtant au fond et autour de moi tout n'est qu'obscurité. Je marche sur un chemin hasardeux, je ne distingue ni mes pas ni ma direction, j'ai peur et j'ai raison. Bientôt des trombes de pluie vieinnent se meler à mes larmes les plus amères; je ne sais pas, plus, pourquoi je pleure mais il faut que l'averse remplace la sécheresse d'hier, une fois la brèche de la sensibilité ouverte, difficile de la refermer, plaie ouverte en attente de baume.
 
Une petite femme à l'écart joue à la marelle, sautillant, fredonnant un petit air que je ne reconnais pas, je ne la reconnais pas. Elle me dévisage, étrange comme elle arrive à jouer paisiblement alors qu'autour d'elle le monde n'est que néant. Arrivée au Paradis, elle disparaît, comme toujours dans mes songes. Elle est l'être idéal que je ne parviens à atteindre, qui s'envole toujours vers les cieux...toute seule.
 
Des fantômes vont et vieinnent autour de moi se glissent furtivement, sihouettes aimées, silhouettes détestées...les unes me laissent pleine de regrets, les autres ne cessent de me montrer leurs gueules béantes. Crise extérieure, mon apparence n'est que pièces de tissus larges et difformes; Crise intérieure, d'identité et d'existence. Un vide intersidéral, comme la sécheresse qui prive tout un peuple de vivres, mon âme ne se régale avec peine que de pensées négatives.
 
...
 
La nuit tombe et rien ne me paraît changé. J'ai avancé sans hâte et sans fatigue la journée entière. Des voix d'humanité m'ont harcelée de leur soutien, trop de douter pour leur tendre une oreille car d'autres voix s'y mêlent, celles de la haine et des faux-semblants. Ls étoiles dans le ciel n'ont plus aucun éclat, plus de fées qui vieinnent de leurs ailes enivrer mon sommeil plus que les Dieux d'une sombre mélancolie.

23:42 Écrit par teen_spirit | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Spleen d'être, de vivre... Je me souviens de certains de tes moments antérieurs de mélancolie d'être et de vivre... l'âme humaine est ainsi faite qu'elle s'encombre de sombres pensées quand trop d'interrogations nous laissent perdus, quand trop de demandes restent insatisfaites, quand la plénitude recherchée à cors et à cris ne laisse plus que les cris en écho.
Laisse ton imaginaire dépeindre cette quête initiatique... mais reste ancrée, ici et maintenant !

Écrit par : aSchwarzie | 12/12/2004

.. Quand les envies disparaissent peu à peu, quand les étoiles perdent leur éclat, et les fleurs leur coulour,. C'est maintenant qu'il faut avoir peur
Gros bizoos , a bientôt

Écrit par : Epine de Rose | 12/12/2004

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