03/03/2005

Conte d'une nuit

Un conte de fées qui se révèle en son sommeil,

Eveille ses lubies, vaporeuses réalités,

Éclaire des ailes blêmes aux images rêvées,

Psalmodie sa frêle chanson à son réveil.

 

Furtivement, il apparut en ses cauchemars,

Enrobé des vapeurs pourpres de la lune,

« Pardon mademoiselle je vous importune »,

Dans sa poche des billets d'amour grenats.

 

Ils burent l’élixir suave de la passion

Par la soif de fragiles espoirs. Avec ardeur,

Ils exigèrent l’ivresse éternelle de la chaleur,

Et de ne souiller leurs plaies d’un si vil poison .

 

Hélas l’aurore effleurait déjà ses rideaux,

Leurs vœux de minuit soumis au cruel jour,

Le manque vint et ses étreintes disparurent,

Sur une feuille humide elle coucha ses maux.

 

Esseulée elle pria de nuits pluvieuses,

Cacher enfin l’errance de ses larmes à ma vue,

Elle enchaîna son cœur, peur de renaître à nu,

Des mots tombèrent, autant d’armes silencieuses. 


21:24 Écrit par teen_spirit | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

incensé ne plus vouloir se réveiller
et vivre dans la nuit
incensé

Écrit par : élise | 04/03/2005

Beau conte... ... noirceur d'une nuit...

Écrit par : Xerit | 04/03/2005

Les commentaires sont fermés.