18/04/2005

Elle

                                          

Elle rêvait de lui, comme d'un idéal en fuite
L'eternité sur son visage
Elle tendait son bras, vite, saisir le fugitif
Décadence en ses lèvres bleues
Elle voyait en sa chair les voies noires du mal
Un baiser éducoloré
Elle chantait sous la pluie une sourde chanson de toile
Salée sa douleur pas-sage
Elle jouait de son âme au plus loin la lâme
Liaisons dangereuses, amicales
Elle comptait : un deux trois, rectifiait et corrigeait
Duo de saveur bien etrange
Elle gisait pâle, sans armes, sur le creux de la vague
Noyée vivante sur le rivage
Spirituelle, Sang sue elle, Passionelle, eternelle
Survit...sourit...vit-elle ?




18:38 Écrit par teen_spirit | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

S'il s'agit... ...de la personne à qui je pense, c'est un magnifique hommage que tu lui décerne, légitime et mérité !
Tu as le mot toujours aussi précis et flexible, l'émotion aussi aigue et vibrante, l'allégorie aussi authentique et poétique...
Ne change surtout rien, continue à nous surprendre, lecteurs de l'ombre.

Écrit par : AlterMind | 19/04/2005

toujours le mot juste, parfaitement calibré...c'est un vrai bonheur d'ouvrir ton blog chaque fois.

Écrit par : emi | 20/04/2005

elle elle est partout

Écrit par : élise | 21/04/2005

;) Joliii !
Bon WE miss
Bisous

Écrit par : Val | 22/04/2005

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